Le trompo tourne dès midi, la masa claque sur l'acier, et l'air de la Grande Rue sent l'ananas rôti. El Comal fait une seule chose — le taco de la Ciudad de México — et refuse de la faire à moitié.
Los tacos
Au centre de la cuisine, un disque d'acier de 5 mm que personne n'a le droit d'éteindre avant la fermeture. Quatre tacos. Trois tortillas toujours en cuisson. Zéro raccourci.
Épaule de porc marinée 6 h — guajillo, achiote, ananas — empilée au trompo puis taillée à la flamme. Ananas rôti, oignon, coriandre. SU
Confites 4 h dans leur propre graisse, à la façon du Michoacán : croûte laquée dehors, effiloché fondant dedans, oignon rose au vinaigre. SU
Paleron de bœuf cuit toute la nuit, chiles anchos, feuille d'avocatier. Servi avec son consommé au céleri — pour saucer, pas pour décorer. CE
Pleurotes rôtis à l'ail confit et au chile morita, crème d'avocat, graines de courge torréfiées. Le taco qui fait douter les carnivores.
À la pièce, tortilla double, coriandre-oignon d'office et citron vert à volonté. Chaque taco part avec la salsa de votre choix — la jauge de feu est juste en dessous. Les pastilles en fin de description disent ce que le plat contient ; leur légende ferme la carte.
Las salsas
Trois salsas moulues chaque matin au molcajete. Appuyez, lisez, choisissez votre camp — l'échelle va de la promenade à l'incendie.
Roja et habanero passent par le vinaigre : elles contiennent des sulfites SU. Dites-le avant qu'on serve, pas après.
03 / 10
Intensité : 3 / 10
Tomatillos crus mixés à la coriandre et au serrano, avocat pour lier. Verte, vive — l'acidité qui réveille le pastor sans jamais crier.
Sa cible favorite : al pastor et quesadilla.
Autour du taco
Ce qui entoure le taco — à partager du bout des doigts, ou à garder jalousement.
Grains de maïs doux sautés au beurre noisette, mayonnaise au citron vert, cotija râpé, poudre de chile piquín. En gobelet, à la cuillère. ŒLMO
Avocat écrasé à la commande au molcajete, oignon blanc, coriandre, serrano. Totopos frits du jour, encore tièdes.
Tortilla bleue pliée au quesillo filant, fleurs de courgette, épazote. La plus belle chose jaune et bleue de Lyon. L
Frits à la minute, roulés au sucre-cannelle, ganache au chocolat de Tabasco pour saucer sans honte. GSOL
Cuit doucement au bain-marie, caramel à peine amer, tremblant comme il faut. La recette ne se discute pas. ŒL
Aguas y mezcal
Trois aguas frescas brassées le matin, servies sur glace.
Fleurs d'hibiscus infusées à froid — acidulée, couleur vitrail.
Riz et cannelle, lait doux, glace pilée — l'extincteur officiel de l'habanero. L
Tamarin et piloncillo, sucrée-acide — quelque part entre le bonbon et l'orage.
Cinq mezcals d'Oaxaca choisis lentement, servis en copita de 4 cl, sel de gusano offert.
Santiago Matatlán. La porte d'entrée : fumée franche, agave cuit, finale poivrée.
Agave sauvage de montagne. Floral, presque parfum, d'une longueur déraisonnable.
Vertical et minéral, végétal vert — pour ceux qui pensent avoir déjà tout goûté.
Espadín et tobasiche assemblés avant cuisson. Rond, fruité, fumée en sourdine.
Distillé avec fruits d'automne et épices — le mezcal des grands soirs et des fêtes de village.
Ce que disent les pastilles
Prix en euros, service compris. La liste complète des quatorze allergènes est au comptoir : demandez-la, on la sort sans soupirer. La cuisine adapte ce qui peut l'être — dites-le en commandant, pas après. Et une taquería reste une seule cuisine : le blé des churros, le lait du queso, le sésame et l'arachide passent sur le même plan de travail que votre taco. Nous ne pouvons pas exclure les traces.
Le grain d'abord
Derrière chaque taco de la carte, un grain. Maïs criollo blanc et bleu, nixtamalisé chaque nuit dans notre cuisine — pas de farine industrielle, jamais. La tortilla doit « gonfler » sur l'acier : c'est sa façon de dire qu'elle est vivante.
Le grain trempe une nuit dans l'eau de chaux. C'est la nixtamalisation : elle libère les arômes, la souplesse, la niacine. Un geste plus vieux que l'écriture.
Au matin, meules de pierre volcanique. La masa qui en sort ne connaîtra ni frigo ni lendemain : elle vit quelques heures, pas davantage.
Pressée, claquée 40 secondes par face, la tortilla gonfle — signe qu'elle respire. Celle qui ne gonfle pas ne sort pas de la cuisine.
Le maïs est sans gluten par nature. La cuisine, elle, travaille aussi le blé.
Infos pratiques
34 Grande Rue de la Guillotière
69007 Lyon — la Guillotière
Métro D · Tram T1 — Guillotière
À 4 minutes à pied de la station, en descendant la Grande Rue, côté Rhône.
| Lundi | fermé |
|---|---|
| Mardi – Samedi | 12 h – 22 h 30 |
| Dimanche | 12 h – 21 h |
En ce moment : voir les horaires ci-dessus
Service continu — la plaque ne refroidit pas entre 15 h et 18 h, nous non plus.
Téléphone : 04 72 61 08 47
Email : hola@elcomal.example
Comptoir sans réservation — premier arrivé, premier taco.
Localisation & avis
Entre le Rhône et le cours Gambetta, au milieu de la Grande Rue. Suivez l'odeur d'ananas rôti — ou le plan ci-dessous.
El Comal — 34 Grande Rue de la Guillotière, 69007 Lyon, la Guillotière Métro D et tram T1, station Guillotière, puis la Grande Rue vers le sud — 4 minutes à pied.
4,8 Note moyenne : 4,8 sur 5. 214 avis
5 étoiles sur 5.
Les tacos al pastor taillés à la flamme, l'ananas qui caramélise — on se croirait à Mexico, pas au bout de la Grande Rue. La tortilla maison change tout.
5 étoiles sur 5.
La salsa habanero arrache exactement comme il faut — prenez l'horchata en extincteur. Masa fraîche du matin, comme chez ma tía à Puebla.
4 étoiles sur 5.
Un peu de file le samedi soir, mais le mezcal tobalá vaut chaque minute d'attente. Comptoir bruyant, vivant — on y retourne.
Avis fictifs de démonstration — la note aussi.